mercredi, 08 mars 2006

Nouveau blog!!

Voici le nouveau blog de l'équipe de la rédaction.

Vous y retrouverai les notes, toujours aussi drôle du charentais et celles de votre humble serviteur.

Mise à jour quotidienne.

Rendez nous une visite sur http://unpeufan.canalblog.com

 

dimanche, 04 décembre 2005

Je suis un dieu, ou comment ne rien dire en 3 pages

Voici la première rubrique entièrement réservée au charentais qui va s'exprimer librement sans être soumis à aucune censure....... sauf les fois ou j'ai viré des trucs......

 

 

« Je suis beau, j’ai la classe, je suis un vrai cordon bleu (je sais pas si ça se dit un vrai pâtes à la carbo…), je m’habille bien, je suis gavé bien gaulé, je suis drôle, je chante comme un dieu, j’écris et compose des chansons géniales et j’ai plein de trucs utiles et high-tech dans mon appart (fort bien décoré également, soit dit en passant). » : voilà, grosso-modo (j’oublies deux trois trucs c’est évident), comment se décrirait sûrement le créateur de ce blog si on lui demandait. Nous, on aime bien manger chez lui donc on ne le contredit pas, mais on n’en pense pas moins.

 

Car attention, le personnage est loin d’être aussi parfait que ce qu’il essaie de nous faire croire. Mon but ici est de vous le démontrer et je vais de ce pas m’y atteler.

 

Tout d’abord, vous l’aurez compris, l’animal est humble. Supporter de la première heure du proverbe stipulant que la modestie est l’art de faire dire par les autres tout le bien que l’on pense de soi, Benjamin (puisque c’est bien de lui qu’il s’agit), n’hésite pas à mettre cette définition à sa sauce (j’avais hésité avec « rajouter son grain de sel » pour que vous compreniez bien à quel point nos expériences communes sont fortement liées à l’art culinaire). Benjamin donc, mets son piquant (vous aurez instinctivement fait le lien avec la sauce piquante) à ce proverbe, si bien qu’il lui arrive fréquemment de dire lui-même tout le bien qu’il pense de lui-même (deux fois lui-même en une phrase, je ne pouvais pas lui faire plus plaisir (vous remarquerez au passage mon penchant pour les parenthèses (et allez une petite dernière))). En effet, lorsqu’on oublie de parler de lui pendant plus de 20 minutes (métro n’aurait rien voulu dire ici) ou lorsque l’on a le malheur de ne pas relever un de ses jeux de mot inspirés, une de ses frappes limpides du milieu de terrain dans la lucarne ou encore une de ses cuissons parfaites des pâtes, le monsieur s’auto-congratule et nous fait bien comprendre que nous sommes des incultes et que nous ne comprenons rien à l’humour / au football / à la cuisine.

Mais, force est de constater que si cette technique n’est pas des plus raffinées, elle n’en est pas moins efficace. Preuve en sont toutes les personnes qui le trouvaient quelconque au premier abord et qui à force de le côtoyer et de l’entendre dire qu’il était le meilleur ont fini par le croire. Il y a quelques temps, Nicolas et moi-même étions les deux seuls individus de son entourage à ne pas avoir succombé à toutes ses qualités et à ne pas avoir eu la chance de connaître les rendez-vous romantiques entourés de son imprimante multifonctions, de son lecteur divX et de son 5.1.

D’après ce que j’ai pu comprendre, je suis désormais le seul à ne pas connaître tout cela… Comme quoi, être moche peut avoir du bon.

 

 

Malheureusement, cet homme si presque parfait n’a pas qu’un seul défaut. Il en a même plusieurs autres. Celui dont j’ai la plus dure expérience est son impulsivité.

Car oui, Benjamin est un impulsif. Je propose d’ailleurs à ceux qui ne me croiraient pas sur parole de jouer à un jeu vidéo avec lui, ou plutôt contre lui, c’est bien plus marrant (le jeu PES 5 s’avère un très bon outil pour vérifier mes dires).

Le plus étrange, c’est qu’au premier abord, il apparaît plutôt comme quelqu’un de calme, de posé (ou de quelconque, comme je l’ai dit plus tôt). Je me souviens à titre personnel que je ne comprenais pas ceux qui disaient qu’il ne savait pas maîtriser ses nerfs. Je crois que le jour où j’ai commencé à les croire, c’est quand j’ai vu une chaise arriver à vive allure en direction de ma personne et plus précisément pile entre mon front et ma bouche (oui, je n’étais pas comme ça avant). 30 secondes plus tôt, tout se passait bien. Nous jouions tous les deux tranquillement à un jeu de football sur console, assis sur son canapé (ou plus précisément, lui assis sur son canapé, moi affalé entre deux lattes manquantes). Je ne me souviens pas exactement du match, mais je crois que j’ai marqué un but dans les arrêts de jeu, ce qui a visiblement dérangé ce cher Ben. Pour me faire part de sa désapprobation devant cette victoire qu’il jugeait imméritée, il a décidé de m’envoyer un objet à la figure. Il avait devant lui un coussin et une chaise et il a préféré prendre la chaise, pour ne pas salir le coussin avec le sang, je pense.

Bon, moi je suis sympa, je me suis dit que ce n’était qu’un coup de sang (vous remarquerez le jeu de mot : c’est lui qui a un coup de sang et c’est moi qui saigne… non ? bon tant pis). J’ai donc décidé de continuer à jouer à ce merveilleux jeu de foot avec lui, plus parce que j’avais rien d’autre à faire que parce que je lui faisais confiance il est vrai. Heureusement, il a réussi à se contrôler et ne m’a plus jamais frappé à part quelques fois. Benjamin a en effet eu la bonté de s’en prendre uniquement à ses manettes qui ont depuis eu maintes fois l’occasion de parcourir son appart’ en long en large et en travers et de faire la connaissance de tous les meubles et de tous les murs aux alentours.

 

 

Fier, impulsif, mais ce n’est pas tout. Il a encore un autre défaut important, mais, j’avoue que moi j’m’en fous un peu vu que je ne suis pas directement concerné.

Cet autre défaut réside dans son rapport avec les personnes du sexe opposé (pour faciliter la compréhension, on considérera ici que Caillou est bien un homme). Effectivement, le monsieur n’est pas toujours un gentleman. Je ne parlerais pas ici des insultes, moqueries et autres tromperies qui sont ô combien compréhensibles. En effet, qui n’a jamais mordu les mains d’un petit enfant ou poussé une vieille dame sous les roues d’un train ? Non, ici, je parlerai plutôt d’un aspect peu connu de sa personne : son penchant pour les gros seins. J’vois pas où c’est bizarre sont en train de se dire tous les mecs. C’est vrai qu’un penchant pour les gros seins n’est pas étrange, mais une obsession à ce point l’est un peu plus tout de même. Quand il est en manque (c'est-à-dire généralement quand il a une copine… ne cherchez pas à comprendre, il raisonne étrangement !), il voit des seins partout. Et là où ça devient étrange, c’est que lui qui est si attaché à l’apparence, se moque alors totalement qu’une fille dans la rue ait un nez en trompette, un œil qui se barre en couille ou qu’elle se laisse pousser la barbe, du moment qu’elle a des gros seins il se verrait bien avec elle. Pareil devant la télé : il peut être incapable de te dire de quoi parlait le film, mais il peut te donner le nombre de poitrines qu’il y a eu depuis le début et la marque du soutif de la secrétaire qu’on voit 10 secondes à un moment.

Moi, je vous l’ai dit, ça m’est égal qu’il ait cette obsession des seins, mis à part les moments où quand je suis à fond dans un film, il me demande si j’ai vu le téton qui pointait de la figurante en arrière-plan. En fait, ce qui m’inquiète c’est l’effet que ça a sur son entourage et plus précisément sur celles qui veulent plaire à Ben. J’ai d’ailleurs récemment surpris Caillou en train de se renseigner pour savoir si les prothèses mammaires ça marchait aussi chez les hommes.

 

 

En fait, pour résumer tout cela, et en dépit de tous les efforts qu’il déploie pour nous faire croire le contraire, Ben n’est qu’un homme, il n’est pas le dieu qu’il pense être.

Oui il cuisine bien mais en même temps, après 3 ans d’expérience, moi aussi je saurais faire à la perfection les pâtes - cordons bleus, oui il est plutôt beau gosse mais il perd ses cheveux (et j’m’y connais en cheveux), oui il est bien fringué, mais moi aussi je trouve qu’il a la classe, ce qui n’est pas forcément bon signe pour lui, oui il a des gros bras (il nous fait suffisamment chier avec ça), mais il n’est rien à côté de Bébert, oui il écrit de belles chansons, mais son correcteur d’orthographe sur word s’est suicidé… etc, etc, j’en passe et des meilleures…

Bref, Benjamin n’est qu’un simple mortel, la preuve, il a commis l’erreur de me laisser lui rédiger un article (Ouahouh la chute géniale !!!, j’me kiffe, j’suis trop un dieu).

Les joies de Sup’TG ou la cours des miracles en plein Talence

 

 

 

 

Le mot du patron:

 

"Encore une intervention écrite de mon ami le charentais qui s'exprime toujours aussi librement. Ici il est question d'une journée type d'un visiteur du Zoo de Thouary.....

Avertissement: toute ressemblance avec des personnages existants ou aillant exister serait purement...... logique!

En tant que rédacteur en chef de ce blog , je me soumets à la loi de la liberté d’expression. Ainsi je tiens à préciser aux lecteurs quels qu’ils soient que je ne cautionne en aucun cas les propos outranciers du texte suivant. Le seul responsable est donc mon ami charentais dont je tairais l’identité.

Pour toute réclamation, voyez directement avec lui : guillaume.louvet@bordeaux-bs.edu

L’équipe de la rédaction, constituée de ma personne, s’associe pour vous souhaiter une bonne et agréable lecture."

 

 

 

Comment décrire mon école des Sup’TG ? Voilà la question qui m’a été posée et a laquelle je vais essayer de répondre le plus clairement possible.

 

Avant de parler d’une journée type suptégienne, nous allons nous intéresser succinctement aux personnages centraux, c'est-à-dire aux profs et aux élèves.

Chez les profs, pas de problème, que du très lourd : des hautes études, des postes très élevées dans des très grandes boîtes, des cerveaux bien remplis et des portefeuilles qui ne le sont pas moins, en fait, c’est pas compliqué, il n’y a bien que Durrieu pour faire le lien entre les profs du lycée et ceux de maintenant.

Il est finalement largement plus intéressant de s’intéresser aux élèves. Bien évidemment, comme dans toute promotion qui se respecte, nous avons l’intello, les cancres, les filles qui se la pètent, les mecs qui parlent de cul, les extravertis, les introvertis, et nous avons même réussi à rentrer dans les cotas avec un black (il y en avait deux au début, mais on s’est dit qu’un seul suffisait donc on a fait redoubler l’autre), une jaune, une beurre et 47 bons Français. Bref, rien de très original.

Là où on se démarque, c’est qu’on a quelques spécimens qui se sont dit que vu qu’on paye 60 000 balles par an, le diplôme ils vont nous le donner donc on n’a pas besoin de venir avec nos cerveaux, ce sera toujours ça de moins à porter.

 

Comment se passe une journée à Sup’tg ?

C’est une bonne question, sur laquelle les historiens ne sont pas tous d’accord.

Déjà, rien que sur l’heure de début de journée, les avis divergent : certains disent que c’est à 8h30, d’autres à 10h30 tandis que d’autres encore soutiennent qu’il n’y a jamais eu cours le matin. J’ai pensé à prendre comme base les horaires de l’administration, mais 11h15 ça m’arrangeait pas, vu que c’est pile entre deux cours.

Au final, on fera comme si les cours commençaient à 8h30.

 

 

8h30 : Tout le monde n’a donc pas été prévenu qu’il y avait cours aussi tôt, nous nous retrouvons alors à 15. Il parait que 15 sur 50, c’est une bonne moyenne. En Corse, par exemple, c’est le score qu’ils ont en milieu d’après-midi. Nous sommes donc 15 âmes plus ou moins réveillées et il faut bien avouer que dans le plus on ne pourra mettre que Yvonne qui a moins de trajet vu qu’elle dort à l’école, et dans le moins, les 14 autres. On remarque également que les raisons d’une présence si matinale divergent selon les personnes. Il y en a qui vivent chez leurs parents et donc qui n’ont pas vraiment le choix, il y en a qui veulent réussir leur année et qui trouvent con de sécher des cours, il y en a qui payent eux-mêmes leur scolarité et qui depuis qu’ils ont calculé combien coûtait l’heure de cours n’en ont plus raté une seule, il y en a qui sont là parce qu’ils ont une longue conversation msn prévue aujourd’hui, il y en a qui sont là ils ne savent pas trop pourquoi et il y en a qui sont là parce que c’était sur la route du retour de boîte.

 

8h40 : Les premiers retardataires arrivent sans s’excuser parce que sinon il n’y a aucun intérêt à être en retard. François, qui s’est auto désigné chef des retardataires prend l’initiative de faire un doigt au prof en faisant en sorte que toute le monde le voit, sauf le prof évidemment, parce qu’il veut bien être courageux mais pas trop quand même.

 

8h45 : François et ses amis expliquent à leurs voisins qu’ils sont en retard à cause de la clope qu’ils ont fumé qui a duré pile 15 minutes à se consumer, ce qui fait que ce n’est pas de leur faute s’ils sont en retard. Comme les voisins à moitié réveillés ne comprennent pas tout aux explications, Florent engueule le prof pour lui demander de parler moins fort. Nous, ça nous étonne de voir Florent aussi tôt, mais apparemment, Florent ça l’a étonné aussi puisque deux minutes plus tard, il a demandé au prof si il pouvait aller se recoucher parce qu’il n’avait pas fait attention et qu’il croyait qu’il était 10h30.

 

8h51 : Cédric et Vincent s’excusent de leur retard et expliquent qu’ils ont attendu le tram pendant vachement longtemps jusqu’à ce qu’ils ce rendent compte qu’il n’y avait pas de ligne de tram où ils étaient. Pour en être vraiment sûrs, ils ont préféré attendre encore 10 minutes, surtout qu’il leur restait deux clopes à fumer avant d’arriver. Le prof a dit que c’était bon et comme tous les jours depuis deux ans leur a demandé de faire attention la prochaine fois. Salma qui arrivait à ce moment a dit qu’elle avait eu le même problème, ce qui m’a un peu étonné vu qu’elle habite à 500 mètres de l’école.

 

9h01 : Audrey et Claire arrivent à leur tour. Elles grommellent un vague « scusez-nous » sans regarder le prof, mais en faisant bien attention à ce que tous les élèves les regardent, surtout qu’elles ont un nouveau truc pour les cils. Moi je croyais que Claire et Audrey elles arrivaient toujours en retard, mais en fait, elles m’ont expliqué, elles ne sont pas en retard, elles sont en avance sur le cours suivant.

 

9h16 : Alors qu’on est tous en train de se rendormir grâce au prof qui fait bien attention à ne pas parler trop fort et à dire plein de trucs qui ne sont qu’à moitié intéressants, la porte s’ouvre à nouveau. Nous on est étonné parce que parmi ceux qui arrivent généralement entre 8h30 et 9h00, tout le monde est là, donc on se demande qui ça peut bien être. En fait, c’est une fille qui s’est trompé de salle. Manu veut lui demander de rester parce qu’il la trouve mignonne, mais comme il sait pas comment lui dire, il crie 3 fois Hablé. Ben dit que Manu est con, moi je croyais que c’est parce qu’il en avait marre d’entendre Manu crier, mais en fait, je comprends que c’est parce qu’il a vu que la fille avait une belle poitrine et qu’il trouve que Manu n’a pas usé des meilleurs moyens pour la convaincre de rester. La fille s’excuse parce qu’elle s’est trompé de salle donc on applaudi tous. Elle nous regarde bizarrement.

 

9h23 : La porte s’ouvre à nouveau. Manu qui croyait que c’était encore quelqu’un qui s’était trompé de cours hurle « OH NON !!! ». Et il ne croit pas si bien dire. C’est Dominique Billon qui vient dire au prof qu’il ne faut pas qu’il oublie le golf cet après-midi. Billon demande qui a crié, nous on regarde tous Jo, sauf Jo qui continue à regarder l’écran de son ordi. Billon allait l’engueuler mais il s’est rappelé qu’il avait déjà viré Charles-Alexandre l’an dernier et que s’il virait le dernier noir qu’il nous restait, on risquait de perdre le label « commerce équitable » qu’on devrait avoir dans 15 ans, mais qu’on aura peut-être dans 13 ans si on est sages. Alors il parle juste du golf au prof et après il part dans l’amphi d’à côté pour voir pourquoi il y a autant de bordel. En fait, c’est les deuxièmes années qui font rien qu’à nous recopier.

 

9h59 : Ca fait quelques minutes que je regarde Marie et elle m’inquiète un peu. Elle n’a pas lâché sa montre des yeux depuis un bout de temps et elle semble sur les nerfs. Delphine qui était dans une discussion endiablée sur msn m’accorde quelques secondes pour m’expliquer que Marie a laissé son truck en double file et qu’elle a peur de se faire aligner par les policiers. Moi je pense que si les policiers la voient, c’est plutôt eux qui auront peur, mais je ne dis rien parce que Delphine est repartie sur msn.

 

10h00 : « C’EST LA PAUSE » hurle Marie. J’ai cru qu’une veine allait lui éclater du front. Elle a vu mon regard apeuré et m’explique qu’elle flippe à cause de son truck en double file. Moi j’m’en fous vu que Delphine me l’a déjà dit, mais comme j’ai pas envie de faire l’asocial et que j’me dis qu’à la fin de la 3ème année, il est temps de me faire des potes, je lui demande si elle a un calendrier des Dieux du Stade dans son camion. Visiblement ça ne l’amuse pas et elle fonce vers la sortie, renversant au passage les deux vigiles de la BEM. Mon humour ne semble pas apprécié, mais en fait, Delphine m’explique qu’elle a bien un calendrier mais c’est celui de Clara Morgane. « Mais Clara Morgane, c’est pas un homme ?! » Trop tard, Delphine est reparti dans sa conversation msn.

 

10h03 : Nicolas qui m’a entendu parler des Dieux du Stade me demande où j’ai pu trouver le calendrier. Je lui explique que je ne l’ai pas trouvé que j’ai juste fait une blague. Je lui raconte ma blague, mais lui non plus ne rigole pas. Il a l’air très déçu de ne pas pouvoir mettre la main sur ce calendrier. Pour le consoler, je lui dis que sur son ordi, il en a un de calendrier, qu’il lui suffit juste de double cliquer sur l’heure. Benjamin qui m’a entendu donner un conseil à Nico à propos d’un ordinateur demande à Charlotte de le pincer pour voir s’il ne rêve pas. Mais il n’est pas bête Ben, il lui a demandé de le pincer sur le biceps après avoir pris bien soin de contracter au maximum.

 

10h48 : Tout le monde est arrivé. Je suis admiratif devant ceux qui n’étaient pas là en première heure et qui réussissent quand même à être en retard en seconde. Je suis surtout admiratif devant Charles qui fait partie de ces gens et qui demande en hurlant à Manu qui est à l’autre bout de la salle où est-ce qu’ils mangent à midi. Manu lui répond Hablé, ça à l’air de satisfaire Charles. Anne-Laure qui a entendu parler de bouffe demande au prof si elle peut aller chercher un sandwich à la cafèt parce qu’ils lui ont ouvert l’appétit avec ces conneries.

 

11h09 : Le prof s’arrête de parler. Il vient de remarquer que tous les gens situés sur le côté droit de l’amphi ont un grand sourire aux lèvres. Il essaie de se rappeler ce qu’il a pu dire de drôle, mais en fait, c’est Max qui est au premier rang et qui regarde des vidéos marrantes. Tout le monde derrière lui rigole sauf Jérôme qui regarde lui aussi des vidéos, mais celles-ci c’est d’un autre genre. Il n’y a que Nico qu’elles font rire.

 

11h31 : Alors qu’un coup de mou s’empare de tout le monde, Manu hurle « OH LA LA ». Ça réveille tous les élèves et le prof essaie de ce rappeler ce qu’il a pu dire de choquant.

 

11h48 : Plus personne n’écoute le cours. En fait, il n’y avait que Yvonne qui écoutait, mais comme elle vient de faire tomber sa gomme par terre, ça fait que plus personne n’écoute le prof. Manu qui a vu tomber la gomme, se met à applaudir, vite imité par Jérôme dont les mains collent un peu et Bati qui croit que c’est la fin du cours. Vu que c’est 3 personnes appréciées, j’essaye de m’immiscer dans l’applaudissement histoire de me faire bien voir par la promo, mais comme personne n’est sur le même rythme, je tergiverse et je rate l’applaudissement. Ben me dit « t’es con mon pauvre Charentais ». On fait attention à moi, je suis content.

 

11h52 : Toutes les discussions sont centrées sur le repas du midi. Je demande à Ben si ça sera « pâtes – cordons bleus » ou « cordons bleus – pâtes » cette fois-ci. Il ne rigole pas, mais Nico si. Il me tend la main pour que je tape dedans, mais je ripe et je touche son ordi. Il me fusille du regard et sort le détachant du fond de son sac pour tout nettoyer. Il en profite pour vérifier si son ordi ne fait pas trop de bruit. Charlotte qui a vu la scène rigole doucement en se tenant le nez. Moi je me dis que je la fais rire donc que je vais peut-être bientôt la chopper.

Dans le fond de la salle, Momo explique à Lauranne qu’il faut absolument qu’il aille manger au Mac Do pour sa ligne. Jérôme tente un jeu de mot avec la ligne de pêche et moi avec la ligne de poire. On nous regarde bizarrement. Comme Lauranne regarde Momo bizarrement aussi, Momo lui explique qu’un jour on lui a dit qu’un peu de pain, de viande et de salade ça faisait un repas à moitié équilibré, et donc il en prend deux fois plus pour faire un repas complètement équilibré. Jérôme qui vient de finir de regarder sa vidéo trouve que c’est pas con et ajoute qu’il prendra un repas deux fois plus équilibré. J’essaye de calculer combien ça fait de Big Mac, mais je n’y arrive pas. Guillaume me dit que ça fait 23,7 et qu’il est en train de calculer la dérivée. Guillaume il adore les chiffres, c’est pour ça. Mathieu, qui vient de finir sa 14ème saison sur FM 2006, demande à Jérôme et à Momo s’ils peuvent lui laisser les oignons.

 

12h00 : Marie hurle que c’est la pause, le prof répond que ça tombe bien parce qu’il faut qu’il se repose. Marie part en trombe. Je regarde Delphine, qui m’explique que Marie a oublié de débrancher la cibi.

Le prof a l’air super content de nous laisser sortir, il nous demande si on a bien tout compris. Moi je dis oui parce que si j’ai pas d’amis dans les élèves, autant que j’en ai dans les profs. Florent qui voit que le prof le regarde fixement dit lui aussi qu’il a tout compris, mais ça fait pas très crédible. Le prof va dire quelque chose mais Florent le coupe : « si vous ne me croyez pas, vous pouvez aller vous faire foutre ».

Tout le monde sort très bruyamment, j’essaye d’applaudir pour voir si ça marche mais personne ne répond alors pour faire comme si de rien n’était, je demande à Nico à qui c’est de faire la vaisselle. Bizarrement, lui il pense que c’est à moi et moi je pense que c’est à lui. On demande à Ben s’il s’en souvient, mais Ben nous dit que tout ce dont il se rappelle c’est qu’on lui doit plein de sous. C’est vrai que ses chaussures commencent à se faire un peu vieilles. Charlotte rigole dans un coin, pendant que Valérie se dispute avec Tatiana pour savoir qui fait le mieux l’aigle. Valérie dit qu’elle sait aussi faire la poule, Nico fait un jeu de mot mais j’ai pas tout entendu et au final, Tatiana parle de Goulag et de Bolcheviks donc Valérie s’en va. Elle demande discrètement à Nico s’il sait ce que c’était le Koulak et les blochévistes. Momo veut savoir si ça se mange et ça m’intéresse aussi du coup. Mais Nico explique que cette abréviation désigne la direction générale des camps ; depuis 1930 par extension elle en est venue à désigner l'ensemble des camps. Ce système exploitait le travail forcé des détenus. Il réprimait en outre l'opposition au régime. Il trouve ses racines, dans le régime tsariste et dans les camps d'internement bolcheviques destinés aux opposants. L'archipel du goulag s'est généralisé et a perduré… On part tous sauf Valérie qui veut savoir le rapport avec les aigles.

 

13h30 : En arrivant en cours, je vois bien que tout le monde me regarde bizarrement. C’est sûrement en rapport avec la grosse bosse que j’ai juste à côté du nez. Parce qu’à midi, j’ai joué à PES avec Ben, et comme j’ai gagné 3-0 et qu’il a pas réussi à mettre son but du milieu de terrain alors qu’il a pourtant tenté pendant tout le match, il était tendu. En fait, quand c’est moi qui ai marqué du milieu de terrain avec mon gardien après avoir dribblé 4 de ses joueurs, il s’est énervé. Il a dit que sa manette déconnait donc pour remédier à ça, il l’a lancé contre le mur. L’avantage c’est que maintenant, on n’a plus besoin de jouer avec les mains serrées. Comme moi je pouffais dans mon coin en faisant ma fouine (c’est un réflexe de défense quand je sais que je vais prendre un coup), il m’a balancé sa guitare dans le visage. Moi j’ai fait comme si j’avais mal parce que j’ai tout de suite vu l’opportunité de ne pas faire la vaisselle. Pour s’excuser, Ben m’a dit : « comme ça, elles vont peut-être rentrer tes gammes de guitare ». Je voulais lui dire qu’on n’appelait pas ça des gammes mais j’étais occupé à pleurer et Ben avait l’air sur les nerfs et il venait de prendre un couteau plein de sauce tomate et ça m’aurait emmerdé qu’il salisse mes beaux habits reçus lors de mon 14ème anniversaire. Nico regardait avec ses grands yeux toute la vaisselle qu’il allait devoir faire, surtout que comme ça faisait un mois que je bouffais chez Ben et que je la repoussais à chaque fois, l’évier était plus que rempli et il y avait même des couverts des voisins. Heureusement qu’à un moment on a fait plusieurs repas dans les mêmes assiettes, sinon Nico y serait encore.

Donc tout le monde me regarde en se moquant un peu de moi. François me dit que j’ai qu’à colorier ma bosse en rouge comme ça, ça fara comme un bouton et sa passera inaperçu. Je trouvé que c’est pas con et je sors mon feutre en lui demandant si en vert ça passe vu que j’ai perdu mon rouge. Nico me dit qu’on pourrait se démerder si une fille a ses règles et qu’il va demander. Ben nous regarde tous les deux et on décide de rester à notre place et de ne rien faire du tout. Moi j’avais peur pour mon cul et Nico pour son ordi. Forcément, moi je m’en fous qu’on me défonce mon ordi au point où il en est et Nico il s’en fout qu’on lui défonce son… Bref, tout le monde regagne sa place.

Charlotte arrive terrifiée en disant que Tatiana a failli la renverser, mais Tatiana se défend et dit que c’est parce qu’elle essayait d’éviter la manœuvre de Marie qui était en train de se garer et Marie explique qu’il y avait un gros con qui lui cassait les couilles. Nico accourt au mot couille mais quand il voit que c’est Marie, il repart. Trop virile sûrement. Tatiana dit que de toute façon il n’y a aucun panneau d’interdiction à moins de 50 Km/h puis elle met tout le monde d’accord en reparlant du goulag et Nico veut nous parler de l’instigateur des goulags, mais nous on lui dit qu’on connaît l’histoire.

 

13h43 : Sylvie vient nous voir pour nous expliquer qu’elle a oublié de prévenir le prof qu’on avait cours demain matin, donc le cours sera déplacé au matin de l’exam. Elle rajoute qu’elle est sympa vu qu’on aura la pause entre midi et deux pour réviser et tant pis pour ceux qui n’auront pas de pause parce qu’ils font allemand ou espagnol. Jérôme est content parce qu’il ne fait ni l’un ni l’autre et le fait savoir à tout le monde en nous traitant de sous-merdes.

Ensuite, Sylvie décide de pousser un petit coup de gueule. D’abord contre Bati qui n’est plus allé la voir depuis deux jours, Bati lui répond que c’est parce qu’il était à l’administration, mais il se rend compte un peu tard que c’est moyen son excuse. En fait, vu que Sylvie n’y était pas non plus parce qu’elle doit réviser le français pour le bac qui arrive à une vitesse folle, c’est passé. Puis Sylvie nous dit que c’est inadmettable un tel bordel. Moi je me dis qu’elle n’est pas bien partie pour le bac, c’est dommage pour une redoublante et Nico dit à Ben qu’elle est mettable. Mais je ne sais pas s’il parle de Sylvie ou de Ben. Apparemment Ben non plus ne sait pas.

Mais sinon, elle a raison parce que c’est vraiment le bordel : Ben et Bertrand veulent savoir qui a les plus gros bras, moi je leur dit qu’il y a pas photo. En entendant parler de photo, Jo surgit. Il commence à nous parler du noir et blanc avec les reflets verts et des merveilles de photoshop surtout pour les effets avec le soleil en bleu. Je lui dit : « Jo, t’aime tagguer ? Alors ta gueule ! ». Tout le monde rigole alors je suis bien content, je me dis que ma côte de popularité est en train de grimper et je pense déjà à l’élection des misters Charente.

A l’autre bout de l’amphi, il y a la moitié de la promo sur l’ordi de Fabien. Il y a 6 jeux qui tournent en même temps et ils sont à 3 par jeux. Ca fait 47,5 me dit Guillaume. Sans la retenue il précise. Je cherche un jeu de mot à faire mais je ne trouve rien alors je ne dis rien. L’ordi de Fabien ne rame pas du tout, mais c’est vrai qu’ils n’y voient pas beaucoup avec l’écran divisé en 6. 2,1 ? se risque Guillaume . Ils avaient bien demandé au prof s’ils pouvaient utiliser le vidéo projecteur, mais le prof a dit qu’il fallait qu’il demande à l’administration avant. Ceux qui ne jouent pas sur l’ordinateur de Fabien et qui ne mesurent pas leurs bras sont tous ensemble sur msn. Ils se disent plein de lol, de mdr et de ptdr, mais personne ne comprend rien, sauf quand Nico met ses icônes où là tout le monde comprend que c’est un gros pervers. Ils rigolent bien. Au fond, Bati est en train de voir s’il peut gagner plus d’argent que son père sur FM 2006 pendant que Jérôme et Anne-Laure se demandent s’ils vont pas aller chercher un autre 280, parce que après tout, jamais 2 sans 3. Mathieu leur demande de ramener des oignons parce que comme un con, il a pris un chewing-gum après le repas. En bas à droite et en haut à gauche, Manu et Charles discutent à base de Oh non, de Hablé, de Oh la la et de Hey t’Choarles, ils ont l’air de se comprendre. Jo leur explique que Hey t’Choarles est parti et donc que maintenant c’est lui leur copain, pendant qu’avec Nico on essaie de placer des Dans ton cul. Ben trouve que Sylvie est plutôt pas mal conservée pour son âge même si ses seins tombent un peu. Salma et Yvonne sont en train de se disputer pour savoir qui d’elles d’eux est la plus représentative des représentants étrangers étant représenté en France. Jo leur dit qu’il faut pas l’oublier, mais on lui explique que lui il représente les noirs et que c’est déjà assez dur pour eux comme ça.

Sylvie gueule donc et nous dit qu’on est tous immatures, qu’elle comprend pas comment des cons comme nous peuvent être plus loin qu’elle dans les études et qu’on n’a aucun avenir. On applaudi tous et elle s’en va.

 

13h51 : Jérôme continue à expliquer qu’il a bien fait de ne faire ni allemand ni espagnol. Mathieu cherche des trucs à manger dans les trousses autour de lui pour se débarrasser de ce goût de menthe. Bati dit qu’il est riche, que sa carrière atteint des sommets et qu’il n’a plus à s’en faire pour son avenir. Il est tellement heureux que personne n’ose lui dire que le monde n’est pas un grand terrain de foot. Nico essaie de voir avec le prof s’il ne serait pas tenté par le kendo et lui explique l’ambiance dans les douches. Il n’a pas l’air emballé mais Nico promets de ramener des photos. Max et Thomas font le concours de celui qui fait le plus grand fil imaginaire entre sa bouche et sa main et de celui qui étranglera le premier Jo avec ce fil. Thomas dit que Max a triché parce qu’il avait pas le droit d’utiliser les mains. François qui venait donner un coup de main à Max est déçu du manque de fair-play de Thomas. Yoann demande au prof si il connaît l’exemple de Peugeot en Allemagne. Le prof ne voit pas vraiment le rapport avec l’inflation mais il répond oui. Yoann a l’air déçu alors il explique ce qu’il s’est passé chez Peugeot en Allemagne à Loïc qui lui dit qu’il connaît la blague. Je suis déçu parce que depuis le temps qu’il nous en parle, j’aurais bien aimé savoir ce qu’il se passe à Peugeot en Allemagne.

 

14h03 : Le prof est tout étonné de voir qu’au premier rang, tous ceux qui ont un ordinateur écrivent même quand il ne dit rien. Moi je lui explique que c’est parce qu’ils sont sur msn. Il dit « ah d’accord ! Merci ». Et il continue son cours. Moi je suis content parce qu’un prof m’a remercié. Dans le même temps en haut, Bati gueule parce que lui aussi il vient de se faire remercier, mais apparemment, il l’a moins bien pris. Nico qui voit que je m’entends bien avec le prof me dit que je suis un enculé parce qu’il l’avait vu avant. Je lui dis qu’il a qu’à faire comme moi et qu’il verra que ça pourrait marcher. Alors il dit au prof que Jo est sur msn. Le prof remercie Nico et vire Jo. C’est dommage pour lui parce que pour une fois, il n’était pas sur msn. Son ordi ne marche plus parce que François a tapé dessus avec une règle métallique. Il a dit qu’il avait pas fait exprès et Jo lui a dit que c’était pas grave, mais depuis, son ordi ressemble vachement au mien. Je pourrais peut-être m’en servir comme argument pour me faire un pote.

 

14h05 : Billon rentre avec Jo en expliquant au prof que si un inspecteur de l’académie passait, on n’était pas dans les cotas, donc interdiction de toucher aux étrangers. De toute façon, je n’en avais pas l’intention lui répond le prof. Cette fois encore, Manu a dit « OH NON » quand Billon est rentré mais c’est parce qu’il avait vu que Jo et pas Billon derrière. Là, Billon était vachement étonné parce que c’est le même « OH NON » que ce matin mais ça peut pas être Jo. Nous on explique que peut-être que Jo est ventriloque. Il dit que ça se tient, alors Manu gueule « Billon enculé ».

Heureusement pour Jo qu’il y a les cotas…

 

14h30 : Arrive le moment que je redoute tant : on passe à l’oral pour un exposé. Je suis avec Nico et Ben. Devant tout le monde, je deviens tout rouge. C’est pratique remarque, comme ça, j’ai pas besoin de stylo rouge parce que j’ai toujours ma bosse. Le gros problème à l’oral avec Ben et Nico, c’est qu’on a les mêmes objectifs, mais pas du tout les mêmes méthodes pour y parvenir. Eux ils veulent qu’on défende à fond notre travail pour avoir une bonne note, mais moi, comme je suis le seul à connaître la valeur réelle de ce qu’on a fait, je pense que moins on nous entendra, mieux ce sera. Donc Ben et Nico déploient tous les efforts possibles pour être enthousiastes et dynamiques, tandis que moi je déploie le double d’effort pour endormir tout le monde. Ben profite d’être devant tout le monde pour montrer ses bras, mais comme il les a levés et que tous ceux du premier rang se sont évanouis, il arrête. Il pensait qu’ils étaient impressionnés, mais avec Nico, on pense que c’est autre chose. Moi, je lui propose de continuer parce que comme ça, c’est sûr que plus personne ne nous écoutera et donc on pourrait faire une bonne présentation devant toute la classe endormie. Pendant ce temps, je continue à parler sur un ton monocorde et en avalant la moitié des mots quand je me rends compte du travail de merde qu’on a fait. Quant à Nico, il parvient à placer pute, salope et Alexia dans sa partie. Sur l’évolution du cours euro/dollar, on a beau dire, mais c’est fort. Tout le monde croyait qu’il avait des paris, mais non en fait. Ou alors, c’était des paris avec lui. Florent, quand il a entendu salope, ça l’a réveillé et il s’est dit qu’on pouvait insulter le prof donc il lui a dit que c’était un connard. Après il a fallu qu’il argumente, donc c’était plus dur. Il s’en est sorti en disant que c’était Jo qui lui avait dit de dire ça. Pendant ce temps, ni vu ni connu, je continue à endormir tout le monde en faisant bien attention à ne prendre aucune intonation. Mais j’ai pas réussi à endormir vraiment tout le monde parce qu’à un moment où je reprenais ma respiration, Manu a cru que c’était fini et a applaudi. Ça a réveillé tout le monde et tout le monde a applaudi aussi. Moi, j’avais pas du tout fini, mais j’ai fait comme si, ce qui n’a pas eu l’air de plaire à Ben et Nico. Le prof qui n’avait rien écouté parce qu’il suivait la conversation msn d’Elodie et de Camille s’est dit que si tout le monde applaudissait, c’est que c’était bien, donc il nous a mis une bonne note.

 

15h01 : Il s’est passait quelque chose d’énorme à 15h00. Marie n’a pas dit que c’était la pause. Le prof et nous, on était tout déboussolé, on croyait qu’il y avait eu un changement de règlement dont seule Marie aurait été au courant. Mais en fait, c’est parce que quand François quand il a tapé sur l’ordi de Jo, il a touché la montre de Marie. Marie a engueulé Jo, mais elle a pas fait gaffe que sa montre s’était arrêtée. Heureusement pour nous, on a pu partir en pause parce que Manu s’est manifesté : « Hablé, Oh non, Oh la la, Hablé ». Ca, ça veut dire que c’est la pause.

 

15h43 : Alors que le prof attendait depuis 15h15 dans la salle parce que personne ne l’a prévenu que pour notre promo, d’un commun accord entre nous, on a un quart d’heure de plus par pause – ce qui fait que quand certains nous lâchent un peu en avance, on arrive à pas loin d’une heure de pause -, on est tous revenus en se bousculant parce que le dernier assis aurait un gage. Nicolas ne courrait pas parce qu’il était curieux de savoir ce qu’était le gage surtout qu’il avait entendu Thomas et Max parler d’un truc sexuel. En fait, la dernière c’est Audrey, elle nous a tous pris au dépourvu parce qu’on a oublié qu’elle a un principe, c’est d’avoir toujours au moins 15 minutes de retard sur le dernier. Nico est super déçu que son plan minutieux n’ai pas marché et demande à Audrey s’il pourrait partager le gage. Mais Audrey a pas l’air très chaude pour le gage et comme la moitié des mecs ont encore l’espoir de sortir avec elle, on décide que le dernier assis, c’est Jo. Il a pourtant un argument de poids : il n’est pas sorti à la pause parce qu’il fallait qu’il continue à parler sur msn avec Yvonne, qui du coup n’est pas sortie non plus. Mais, c’est Nico qui a débloqué la situation en disant qu’un moment Jo s’est levé pour ramasser sa gomme. Nico a décidé de ne pas avoir le gage puisqu’en fait, c’était pas sexuel. Jo a beau rétorquer qu’il n’a pas de gomme, on lui dit qu’on voit pas le rapport.

On a jusqu’à la fin de l’heure pour trouver le gage, mais je ne m’inquiète pas trop, vu que Jo nous inspire pas mal pour ce genre de trucs.

 

16h03 : Le prof qui en a marre de ne parler qu’à Yvonne nous dit qu’il doit aller aux Etats-Unis ce soir et que le train pour Chicago part bientôt donc qu’il ne va pas pouvoir rester. Moi ça m’étonne un peu mais je ne dis rien parce que je suis bien content de pouvoir rentrer chez moi rouvrir mes volets. Florent dit au prof que c’est un enculé de ne pas avoir prévenu plus tôt et Fabien demande s’ils pouvent quand même finir le tournoi de PES qu’ils ont organisé à 10 pendant que je passais à l’oral pour notre exposé. Le prof dit qu’il n’y a aucun problème et qu’on peut même continuer à parler sur msn. La moitié de la promo fait « Ahhhhhhhh ». Nico en profite pour demander au prof quel est son pseudo sur msn, pour qu’il le rentre dans ses contacts. On a tous eu peur à « rentre », mais en fait, ça allait. Quoi que « contact » avec Nico, c’est pas forcément bon signe.

Le prof est parti nous on a tous applaudi et au milieu, on a entendu un « Fils de pute », c’était Florent qui n’avait pas assez de clopes pour tenir jusqu’à ce soir à cause du cours qui a fini trop tôt.

 

16h30 : Sylvie arrive dans la classe, il ne reste que Jo, Bati, Mathieu et Yvonne. Yvonne ne sait pas où aller donc elle a décidé d’attendre jusqu’au prochain cours lundi matin, Jo n’a pas remarqué que tout le monde est parti, Bati ne veut pas quitter le cours avant d’avoir piquer la place de son père à la tête de Bordeaux et Mathieu ne veut pas aller voir sa copine avec son arrière goût de menthe au fond de la bouche.

Tous les autres sont déjà partis, certains sont allés au Mac do pour le goûter, d’autres sont allé se remettre du fond de teint, d’autres se sont préparés pour arriver en retard demain, d’autres se sont quitté rapidement parce qu’il fallait qu’elles aillent se parler sur msn, d’autres sont allés faire un grand réseau chez Fabien, ils ont prévenus de tous ramener des potes. Ils devraient être 89,36 selon la loi normale m’a dit Guillaume. Elodie est partie dans la rue pour dire aux gens qu’elle croisait qu’elle était forte en anglais et qu’elle était déjà allée en Australie, même qu’elle avait vu des kangourous, des koalas et des kiwis. Jérôme lui a demandé si elle avait fait un caca kaki collé au cucu et il est parti en rigolant et en expliquant sa blague à tout le monde. Ben et Bertrand se disputent toujours pour savoir qui a les plus gros bras, pendant que Nico veut savoir qui a le plus gros sexe, ce qui intéresse Valérie et Charlotte aussi du coup. Moi je dis que c’est Ben le plus beau parce que je sais pas quoi faire chez moi alors qu’il y a un super bon match ce soir sur la play de Benjamin.

 

En voyant tous ces joyeux lurons quitter l’école en se bousculant, en se frappant, en s’insultant, en rigolant, en fumant des gros joints, en essayant de mettre des chaussons dans les seins d’Alexia ou en mangeant, je me suis dit qu’on était une belle bande de copains et que ça tombait bien parce que j’aime bien avoir des copains.